L’histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l’été, dans un hameau et ses alentours, au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.
Pauline Peyrade est écrivaine. En 2023, elle publie L’Âge de détruire, qui reçoit le Goncourt du premier roman. Dans Les Habitantes, chiennes, hirondelles, abeilles, héron, peuplier tremble, champs de chanvres, qu’ils agissent ou non sur les événements de l’histoire, occupent le même plan que les personnages et participent à leur quête.
ISBN
PDF : 9782707357229
ePub : 9782707357212
Prix : 12.99 €
En savoir plus
« Après avoir reçu le Prix Goncourt du premier roman en 2023 pour L'Âge de détruire, Pauline Peyrade revient avec Les Habitantes. Elle signe un roman où le vivant est célébré dans sa beauté et son calme, où chaque élément, humain, animal ou paysage est placé sur le même plan. [...] À travers une écriture attentive aux rythmes du vivant, le texte interroge l’attachement à un lieu, la transmission et la disparition. Fidèle à l’exigence des éditions de Minuit, Peyrade signe un récit d’une grande justesse sensorielle. » Marie Labory, France Culture, Les Midis de Culture
« La grande force du livre réside dans une immersion totale, portée par une écriture sensorielle, sensuelle et très visuelle. [...] Dans une perspective écoféministe, Peyrade interroge la possibilité de reprendre le pouvoir face à la domination masculine, dans un véritable tour de force littéraire. » Thomas Stélandre (Libération), France Culture, Les Midis de Culture
« Les Habitantes fait partie de ces livres rares dans lesquels on plonge entièrement, [...] dont on ressort transformée. C'est [...] bouleversant. [...] La manière dont la nature est abordée est magnifique : elle n’est jamais fantasmée, c’est une nature frontale, habitée, vivante, donc une nature qui blesse, qui fait mal. La force du livre est que Peyrade ne nous dit jamais ce que nous devons penser de son livre : elle nous laisse la liberté de réfléchir, de comprendre, d’aller débusquer les subtilités qu’elle a dissimulées dans le texte. » Antoine Leiris, France Culture, Les Midis de Culture

« Pauline Peyrade signe un second ouvrage habité par un souffle, un rythme propre, sur lequel les humains semblent n’avoir aucune prise. [...] Cette écriture poétique et élaborée s’assume sans jamais verser dans l’idéalisation romantique. Au sein d’une nouvelle génération d’auteurs qui s’attache à faire exister dans la littérature un vivant non humain trop longtemps piétiné, Pauline Peyrade est une plume prometteuse. »
Copélia Mainardi, Télérama
« Une dramartuge envoûtante » Virginie Bloch-Lainé, Elle
« La jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en compagnie de sa chienne Loyse dans une maison que son père va tenter de récupérer. Dans le sillage de Wittig, Emily Brontë et Ursula Le Guin, Pauline Peyrade signe une fable rurale et vocale, où au féminisme qui combat l’emprise paternelle répond une écopoétique qui fait de la nature non pas un décor mais une forme agissante. C’est peu de dire que vous devez lire ce livre aux atmosphères magnétiques toute affaire cessante. Et c’est peu de dire que Collateral ne pouvait manquer de saluer par un grand entretien avec son autrice ce livre rare. »
Johan Faerber, Collateral
« Avec Les habitantes, Pauline Peyrade livre un roman où se mêlent les destins de femmes [...] et de leur environnement. Une langue paisible, un enjeu violent. »
Jean-Claude Vantroyen, Le Soir
