| Présentation
Les Recherches philosophiques
qui furent inlassablement remises sur le métier par Wittgenstein
pendant les années 40 ont été publiées
par G. E. M. Anscombe et R. Rhees en 1953, deux ans après la
mort du philosophe. Elles se sont très vite imposées
comme l’un des grands textes de la philosophie de la fin du
XXe siècle.
Dans la seconde livraison¹ que nous leur consacrons,
nous publions trois études.
La première, signée par Paul Feyerabend,
est un compte rendu substantiel – mais aussi critique –
rédigé à la veille de leur publication. Elle
montre que les Recherches proposent une théorie "
instrumentale " de la signification qui n’est pas sans
rappeler la position de Poincaré dans les Dernières
pensées et qui induit une critique radicale de l’essentialisme
et du psychologisme.
Les deux autres sont signées par des philosophes
contemporains.
David Stern suggère de prendre plus au sérieux
qu’on ne l’a généralement fait l’anti-dogmatisme
foncier du dernier Wittgenstein et de considérer les Recherches
comme un dialogue à plusieurs voix qui n’est réductible
ni à un " plaidoyer pour une philosophie du langage ordinaire
" ni à un ensemble d’objections sceptiques aux "
usages philosophiques du langage ".
Élisabeth Rigal, pour sa part, esquisse une
lecture génétique du texte en prenant pour fil conducteur
la question du vouloir dire et de l’intention et en tentant
de déterminer ce qui sépare le point de vue du dernier
Wittgenstein de celui du Tractatus logico-philosophicus et
des textes de la période intermédiaire.
¹ Voir
Philosophie n° 84, janvier 2005
Sommaire
PAUL L. FEYERABDEND
Les Recherches philosophiques de Wittgenstein.
Traduit par Véronique Grimaud.
Revue par Élisabeth Rigal.
DAVID STERN
Comment lire les Recherches philosophiques.
Traduit par Elisabeth Rigal.
ELISABETH RIGAL
La grammaire du « meinen »
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