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Laurent Mauvignier

Apprendre à finir

Collection " Double ", volume double, 5,30 €,
ISBN 2.7073.1857.4

Les premières pages

Ce roman, paru en septembre 2000, a obtenu le prix Wepler et le Prix du deuxième roman, puis le prix Livre Inter 2001. Il s'est vendu à 95 000 exemplaires.


© Ulf Andersen/Gamma

Laurent Mauvignier est né en 1967. Il vit à Bordeaux.

Il a fait paraître aux éditions de Minuit :

LOIN D'EUX
1999. 128 p., 9,91 €, ISBN 2.7073.1671.7
2002
Collection de poche "Double"
128 p., volume double, 5,30 €,
ISBN 2.7073.1801.9
APPRENDRE à FINIR
(prix Wepler 2000 et prix du Livre Inter 2001) 2000. 128 p., 9,91 €, ISBN 2.7073.1721.7 2004 Collection " Double " volume double, 5,30 €
CEUX D’À CÔTÉ
2002. 160 p., 12 €
ISBN 2.7073.1766.7
SEULS
2004. 176 p., 13 € ISBN 2.7073.1846.9
LE LIEN
2005. 64 p., 6 €
ISBN 2.7073.1921.X

Présentation

   Il avait dit : ici, je n'en peux plus. Avec toi je ne peux plus. Alors après son accident, les semaines dans la chambre blanche, son retour à la maison pour la convalescence, ça a été comme une nouvelle chance pour elle, pour eux. Elle a repris confiance et elle s'est dit, je serai celle qui donnera tout, des fleurs, mon temps, tout. Pour que tout puisse recommencer.

Presse

Il y a, comme ça, des pages à couper le souffle. Et des phrases d'autant plus envoûtantes qu'elles ont beau être longues, elles portent en elles le rythme de la coupure, brèches de la virgule mais aussi reprises de souffle par celui qui s'emporte. Coupures et emportements d'un monologue schizophrène - et c'est là une réussite : restituer toute la schizophrénie qu'implique la douleur, qu'implique toute rupture, quand on veut encore ce que l'autre ne peut plus - en vrais symptômes d'un deuil rétrospectif. Amour et haine, espoirs et doutes, culpabilité.
Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles


Laurent Mauvignier fait admirablement parler les silences, sentir les hésitations, les doutes, la peur de la solitude, l'obsession du malheur. On la voit, cette femme dans son manteau râpé d'un marron défraîchi, le cheveu mou, le visage ravagé d'angoisse, cherchant à deviner sur les traits apaisés d'un époux qui va de mieux en mieux le reflet d'un bonheur dont elle sera bientôt exclue.
Michèle Gazier, Télérama


Laurent Mauvignier travaille une langue à la fois coulée et brusque. Car la violence, à force d'être partout - dans les mots, les pensées, les gestes, les sentiments -, se fluidifie jusqu'à devenir transparente. Apprendre à finir possède une véritable puissance poétique. Une sorte de beauté nocturne. L'émotion dégagée est si pure qu'elle semble ne pouvoir s'absorber que diluée dans le bruit du monde.
Marie-Laure Delorme, Journal du Dimanche


Rarement un écrivain aura donné une voix aussi forte à ce déchirement et à cette douleur qu'aucune raison n'allège ni console. Une voix directe et nue, elle-même déchirée, qui ne cherche pas à prendre le relais de la réflexion, qui n'explique rien, qui se contente de pâtir.
Patrick Kéchichian, Le Monde >>>Lire l'article dans son intégralité


La langue de Mauvignier n'a rien de naturaliste ou de simplement " réaliste ". Sa narratrice héroïne ne parle pas comme certains croient qu'on doit parler aujourd'hui. C'est au contraire une langue travaillée, d'une grande précision, d'une dignité qui place cette femme modeste au rang des héroïnes raciniennes. Jusque dans son rythme qui s'accélère dans la réalité prend corps, quand les dernières illusions d'une vie recommencée s'effondrent.
Norbert Czarny, La Quinzaine Littéraire

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© Les Éditions de Minuit