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Alain Robbe-Grillet, La reprise

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Alain Robbe-Grillet

La reprise

256 p., 15,09 € (99 F)
ISBN : 2.7073.1756.X

Les premières pages

Alain Robbe-Grillet © Ulf Andersen
© Ulf Andersen

Alain Robbe-Grillet est né en 1922.

Il a fait paraître aux Editions de Minuit :
UN REGICIDE
(1949), 1978. 224 p. (10,98 €) 72 F
LES GOMMES
1953. 264 p. (14,94 €) 98 F
LE VOYEUR
Prix des Critiques 1955. 1955. 256 p. 16 €
LA JALOUSIE
1957. 224 p. 14,50 €
DANS LE LABYRINTHE
1959. 224 p. 14,5 €
L’ANNEE DERNIERE A, MARIENBAD
Ciné-roman
1961. 176 p. , 48 photos. (15 €)
INSTANTANES
1962. 112 p. 8,50 €
L’IMMORTELLE
Ciné-roman, 1963. 212 p., 40 photos. (13,11 €) 86 F
POUR UN NOUVEAU ROMAN
1963. 152 p., 10  €
LA MAISON DE RENDEZ-VOUS

1965.
Collection « Double », volume double. 192 p. Postface de Franklin J. Matthews. (5,30 €) 34 F
PROJET POUR UNE REVOLUTION A NEW YORK
1970. 216 p. 14,5 €
GLISSEMENTS PROGRESSIFS, DU PLAISIR
Ciné-roman
1974. 224 p., 56 photos. 18 €
TOPOLOGIE D’UNE CITE, FANTOME
1976. 204 p. 15 €
SOUVENIRS DU TRIANGLE D’OR
1978. 224 p. (12,65 €) 83 F
DJINN. UN TROU ROUGE ENTRE, LES PAVÉS DISJOINTS
Postface de Jacqueline Piatier
1981-1985. 152 p. (9,60 €) 63 F
LE MIROIR QUI REVIENT
1985. 232 p. (12,65 €) 83 F
ANGELIQUE OU L’ENCHANTEMENT
1988. 256 p. (12,65 €) 83 F
LES DERNIERS JOURS DE CORINTHE
1994. 240 p. (13,42 €) 88 F
LA REPRISE
2001, 256 p., 15,09 €
C’EST GRADIVA QUI VOUS APPELLE
2002, 160 p., 11,90 €

Présentation

     Nous sommes à Berlin, en novembre 1949. HR, agent subalterne d'un service français de renseignement et d'interventions hors normes, arrive dans l'ancienne capitale en ruine, à laquelle il se croit lié par un souvenir confus, remontant par bouffées de sa très jeune enfance. Il y est aujourd'hui chargé d'une mission dont ses chefs n'ont pas cru bon de lui dévoiler la signification réelle, préférant n'en fournir que les éléments indispensables pour l'action qu'on attend de son aveugle fidélité. Mais les choses ne se passent pas comme prévu…

     A noter que les Éditions Bourgois font paraître le 4 octobre Le voyageur. Ces Textes et entretiens (1947-2001) d’Alain Robbe-Grillet ont été choisis et présentés par Olivier Corpet.

Presse

     Le retour de Robbe-Grillet au roman est une grande nouvelle, une bonne nouvelle certainement pour les amateurs de la littérature française qui ne reculent pas devant la modernité. « Quoi, me dira-t-on, Robbe-Grillet, la modernité, avec son nouveau roman vieux d'un demi-siècle ? Mais c'est un classique, pas un écrivain d'aujourd'hui ! » Eh bien non, vous avez tort, cher interlocuteur, et je vous somme impérativement de lire ce livre, sitôt paru : vous ne trouverez pas d'écriture plus fraîche, plus brillante, plus scandaleuse, plus drôle aussi (quel contraste avec l'absence d'humour aujourd'hui si répandue !) que dans ce roman qui rompt un long silence. Le dernier roman de Robbe-Grillet, Djinn, date de 1981 ; la trilogie des « Romanesques », autobiographie fictionnelle ou bien fiction autobiographique (Le miroir qui revient ; Angélique ou l'enchantement ; Les derniers jours de Corinthe), fut publiée entre 1985 et 1994. Et voici qu'au seuil de ses quatre-vingts ans, après avoir annoncé qu'il renonçait à l'écriture romanesque, Robbe-Grillet revient avec une jeunesse époustouflante au genre qu'il a le plus pratiqué et le plus marqué. (J'écris « roman » même si ce mot ne paraît pas sur la couverture, car c'est bel et bien une fiction, en dépit de nombreux clins d'œil autobiographiques. D'ailleurs, Robbe-Grillet lui-même n'a-t-il pas déclaré, à la grande surprise de ses lecteurs, qu'il n'a jamais écrit sur autre chose que lui-même ?)
Tom Bishop, Critique n° 651-652

     Un roman, oui. Un grand roman, même. Un roman dans lequel Robbe-Grillet, qui ressemble décidément plus à Barbe-Bleue qu’au fameux « pape du Nouveau Roman », reprend les thèmes de la tragédie antique – l’inceste, la gémellité, l’aveuglement – pour donner au siècle qui vient l’un de ses textes fondateurs.
François Busnel, L’Express

     Alain Robbe-Grillet qui préfère la littérature à la psychanalyse « parce que les psychanalystes manquent d’humour » nous offre le livre le plus drôle et le plus moderne de la rentrée, un labyrinthe où l’on aime à se perdre entre les pépites d’enfance que ce malicieux petit poucet y a semées.
Jean-Baptiste Harang, Libération

     La Reprise invente au nouveau roman une postérité qu’on n’attendait plus. Une combinaison de l’intime et d’un univers purement objectal. Comme une invite à investir à nouveau ce terrain, alors même que le monde contemporain à la fois sacralise ses objets et se laisse aller à une subjectivité débridée. Le roman, tel qu’Alain Robbe-Grillet le conçoit, ne cesse décidément pas d’être ce miroir qui revient.
Jean-Claude Lebrun, L’Humanité

     On ne saurait, raisonnablement, raconter, résumer ce roman. Le lecteur y trouvera les fantasmes de l’écrivain, le thème du double, bien évidemment, celui d’Œdipe, bien sûr, les scènes d’érotisme sadique dont il nourrit l’imaginaire de ses personnages. Mais il me semble que, dans cette Reprise, il y a bien dépassement de l’œuvre précédente. En insistant sur une caractéristique trop souvent oubliée des commentateurs, l’humour, qui agite personnages et situations d’un grand rire silencieux.
Jean-Jacques Brochier, Magazine Littéraire

     On admire l’exploit, le pied-de-nez de début de siècle à tous ceux, éditeurs, auteurs et critiques, qui ont affirmé depuis vingt ans, pour mieux vendre leur absence de style et de pensée, que le nouveau roman et Tel quel avaient tué la littérature française.
Josyane Savigneau, Le Monde

     La Reprise est un des romans les plus modernes, les plus ludiques qu’on ait lu récemment. (…)
     Lire Robbe-Grillet aujourd’hui, et plus particulièrement La Reprise, qui n’est ni plus ni moins que du Robbe-Grillet au carré, c’est plonger dans l’univers de la réflexion, jouissive parce qu’elle génère du jeu, essentielle parce qu’elle génère de l’angoisse – c’est-à-dire une remise en question de soi et du monde, du réel et de sa représentation.
Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles

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