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Hélène Lenoir, Le magot de Momm

 

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Hélène Lenoir

Le magot de Momm

192 p., 11,89 € (78 F)
ISBN 2.7073.1762.4

Les premières pages

 

lenoir-monier-gamma.jpg (11924 octets)
© Louis Monier/Gamma

Hélène Lenoir est née en 1955.

Elle a fait paraître aux Editions de Minuit :
La brisure
1994, 128 p., 10,52 €
Bourrasque
1995, 160 p., 12,96 €
Elle va partir
1996, 176 p. 12,96 €
Son nom d'avant
1998, 224 p., 12,96 €
Le magot de Momm
2001, 192 p., 11,89 €
Le répit
2003, 128 p., 9,50 €
L'entracte
2005. 128 p., 12 €

Coll. de poche « Double »
Son nom d'avant
2001, 224 p., vol. triple, 6,56 €
La brisure
2003, vol. double, 5,30 €

Présentation

     Depuis la mort de son mari, Nann vit avec ses filles (Lili, seize ans, et les jumelles, dix ans) chez sa mère, Momm.
Dans cette maison, les hommes ne font que passer et, en passant, secouent : l'ouvrier qui travaille au noir, ou l'expert officiellement chargé de mettre de l'ordre dans ce que Nann appelle ses finances. Quant à Lili, elle emporte le magot de Momm pour s'enfuir avec Dan sur un petit scooter, et elle voudrait que ce soit pour toujours.

Presse

Maison de femmes

     Hélène Lenoir invente des personnages qui parlent sans se parler. Leurs voix ne se constituent pas en monologue de soi à soi, encore moins de soi à l’autre. Le seul commerce qui a lieu est celui de la plainte et de la haine. Le discours vide de Momm, comme son magot, n’est l’objet d’aucune transaction, d’aucun échange. La psychologie, parfaitement décrite et analysée, est elle-même engluée dans cette non-parole. Non-parole dont Hélène Lenoir a construit un livre remarquable et magnifique.

Patrick Kéchichian, Le Monde, 19 octobre 2001

 

Maison close

Hélène Lenoir observe trois générations de femmes réunies sous le même toit, avec une finesse psychologique rare.

     Comme tous ses livres précédents, le cinquième roman d'Hélène est celui de la séparation des sexes, de la vie de famille, des liens qui ligotent et des différences qui éloignent. Le Magot de Momm réunit trois générations de femmes sous un même toit, moins par soumission à des structures familiales traditionnelles que sous l'effet des circonstances.
     Toutes deux veuves, la mère (Momm) et la fille (Nann) élèvent ensemble les trois filles de la seconde (Lili, 16 ans, et les jumelles, Wanda et Violette, 10 ans).
     L'écriture fortement cinématographique d'Hélène Lenoir - son génie des dialogues et les déplacements de son regard - fait constamment émerger un léger tremblement des choses, du cendrier des amants, d'un pinceau, des odeurs d'essence ou de lit.
     Dans cette microsociété déséquilibrée, où les hommes ne font que passer, le drame - la fugue de Lili qui emporte avec elle tout l'argent économisé avec soin par sa grand-mère - surgit d'une circulation mal maîtrisée de l'argent, d'un mauvais usage des échanges, qu'ils soient matériels ou affectifs, d'un déplacement constant de la valeur. L'extrême finesse psychologique d'Hélène Lenoir, l'acuité de son regard, permettent de dégager le trouble issu d'une impossible réunion entre le féminin et le masculin, le rêve d'une langue commune butant sur une aporie, même dans l'amour. Ainsi, c'est l'exclusion des hommes, presque toujours maintenus hors de la maison, qui empêche toute restauration d'équilibre. A la toute fin, lorsque Mario, l'ouvrier qui travaillait jusque-là à l'extérieur, pénètre à l'intérieur, un semblant de résolution paraît possible. Hors de toute morale attendue, au rythme d'une phrase très belle, ce roman travaille sur les conventions pour mieux exhiber les archaïsmes qui les fondent, le secret qui se cache derrière les changements d'état. Non sans violence, Hélène Lenoir exprime la fragilité inhérente à tous les liens et c'est ainsi, en mettant au jour ce qui était auparavant enfoui, que la littérature trouve un sens.

Tiphaine Samoyault, Les Inrockuptibles, 11 septembre 2001

 

Une prison de famille

     La famille : l'hydre hérissée de têtes. Ses plis, replis. Son histoire criblée de trous, de silences, de failles, de rancoeurs, de rivalités. Il y a dans ce roman d'Hélène Lenoir quelque chose entre Mauriac et Duras ! L'héroïne, Nann, est une Thérèse Desqueyroux pétrifiée, rongée par le désert de la vie, une attente inassouvie qui rappelle ses sœurs durasiennes…
     Règne sur cette tribu tracassée : Momm, la mère. Nann, Momm, drôles de prénoms embryonnaires, aux nasales jumelées, redondantes. Mâchonnement infantiles. Ca manque d'angles, de coupures, d'air. Nann engluée dans Momm. Mômeries mortelles. Donc, la mère, une vraie de vraie. Très redoutable. Eprise d'ordre, de calcul. La loi et Dieu ! Bien sûr, elle prétend s'être sacrifiée pour ses enfants. C'est sa version de l'amour : leur infliger une dette. Momm contrôle, règle, surveille… Elle tremble aussi, étouffe, une pauvre vieille amère, en sueur, étranglée par l'hystérie, jalouse et cupide ! Elle a accumulé un magot derrière des cadres de tableaux ou de photos comme je ne sais plus quel héros de Gogol. Car il y a du réalisme chez Hélène Lenoir, avec son prénom noble, ailé et son nom qui se clot en poinçon noir.
     Ses héroïnes ont des ailes, mais tranchées, collées dans du sang noir. Et ses héros sont morts ou inadéquats ! Des hommes réglés, maniaques, médiocres, sauf Mario, un manœuvre mythologique, sensible et musclé, qui fait craquer trois générations d'amoureuses manquées !
     Hélène Lenoir capte des nuées de sensations. Traits, flèches. Dans son enfer, tout le monde regarde, scrute, épie. Mais il y a regard et regard, certains clouent, tordent et tuent. D'autres se régalent d'air, de lumière, de peau noire. Lili, la fugueuse, a développé le sens supplémentaire des odeurs qui saoulent, quant à ses sœurs, les jumelles Violette et Wanda, elles sont postées partout, intuitives, sournoises, quasi romancières ! Transcendantes et diaboliques.
     Tous les objets sont là chez Lenoir. Campés. Décor calé. La clôture du jardin, la chambre de la mère, la fenêtre d'où elle guette. Réalisme, oui, mais suffocant pour des sujets vissés. Leurs tentatives d'envol avortent illico. Comme dans un vrai drame de famille, une crise fait bouillonner la boue, la braise et baratte les plaies béantes. Un vol. L'argent de la vieille dans une lumière d'août.

Patrick Grainville, Le Figaro, 20 septembre 2001

 

Lenoir aux deux magots

Deux veuves, une fugueuse et des jumelles. La circulation du désir et de l'argent dans la vie de famille.

     Il suffit d'ouvrir un dictionnaire pour vérifier qu'il y a bien deux magots. Le premier est un singe à queue rudimentaire, un genre de macaque, on désignait ainsi jadis un homme très laid (le mot viendrait de Magog, c'est tout dire), le second, plus récent, est une somme d'argent, coquette, amassée, et le plus souvent mise en un lieu que l'on croit sûr. A lire Le Magot de Momm, le magot le plus évident est du deuxième type, celui de Momm, la grand-mère, qu'elle avait divisé, caché sous le marbre brisé de la commode de sa chambre, entre la photo et le cadre de ses sous-verre, ailleurs aussi, nous ne savons pas où puisqu'on ne lui a pas tout pris : dès les premières pages sa petite fille Lili s'enfuit à califourchon sur un scooter poussif, les cheveux roux au vent, la poitrine reposée contre les omoplates de Dan, son copain, ils filent vers la mer avec les six ou sept mille francs de Momm qui gonfle le sac à dos. Ce magot de Momm est l'intrigue première du livre, son apparence d'intrigue, dont on finit d'ailleurs par se désintéresser un peu, dont on finira par ignorer la fin sans s'en plaindre puisqu'on aura trouvé mieux à se mettre sous la dent, l'autre magot, un magot du premier type, un macaque épatant et renfrogné, Mario, ce magot du premier type, en l'occurrence est le deuxième type puisque le premier s'appelle Vincent.
     Mario n'est pas un magot au sens simiesque, bien sûr, il n'est que l'ouvrier qui répare la clôture, sympathique et taiseux, mais c'est ainsi que le voit Momm, elle n'en voit que la sueur, les muscles, les poils drus sous les aisselles, le crâne rasé, le T-shirt échancré, la moto, sa tête à piquer les économies des petites vieilles, et surtout cette incongruité, qu'elle lui reproche sans se l'avouer, de représenter dans ses parages une virilité que deux veuvages, le sien et celui de sa fille Nann, avaient réussi à éloigner. Le premier type, Vincent, avec ses costumes trois pièces, son étiquette d'expert financier et ses salutations à l'allemande, ce n'est pas parce qu'il vient baiser sa fille de cinq à sept que c'est un homme, non, il suffit de se faire croire qu'il dispense ses conseils en placement dans une chambre fermée à double tour, l'argent, ça se cache. Reprenons : une maison, un jardin, des voisins, six femmes, six femmes seules : Momm la grand-mère (66 ans) est veuve de Rémi depuis peu d'années, Nann sa fille (37 ans), fraîche veuve de Michel un mari flambeur qui quitta la vie et la route à bord d'une voiture trop chère, et les trois filles, Lili (17 ans) la fougueuse à la mer et au magot, et les jumelles Wanda et Violette (10 ans et demi) que rien dans le livre ne distingue. Elles sont rousses et pas un homme. Momm a recueilli sa fille et ses petites filles dans la maison, elle y impose un pouvoir d'argent, d'autorité et de compassion. Ce qui se raconte dans le livre ne couvre qu'un week-end de leur temps, mais toute leur vie d'amont, à la mesure de l'âge de chacune, pèse des tonnes, emplit les pages de manque et de non-dit.
     Chaque chapitre vient chercher le lecteur à la troisième personne, à un endroit où le précédent ne l'avait pas nécessairement laissé, juste le temps qu'il s'habitue à la scène qui vient, qu'il se laisse prendre par une parole, puis cette personne tierce laisse la place à un "je" féminin, différent chaque fois, évident à chaque fois, sans jamais nous perdre en route pour nous faire pénétrer dans les pensées non-dites de chacune, les rancoeurs, les mesquineries, les chaleurs. Ce mode narratif fragile épate par sa maîtrise sans faire d'ombre à la chair de la langue d'Hélène Lenoir, précise, sans emphase, ni détour, sans lâches points-virgules (il reste des économies de suspensions et d'exclamations à faire), mais de virgules jonchées où le lecteur sait poser le pas de sa marche et respirer à chaque point. Cette écriture va l'amble, elle invite à la suivre comme une danse douce, elle ne dit que des détails, des évidences de vie de famille, des choses vues, des choses vraies, des choses drôles parfois, qui mot à mot, brique à brique, construisent une humanité de sueur, de larmes et de désir.

Jean-Baptiste Harang, Libération, 20 septembre 2001

 

     Lectures d'été, rendez-vous d'automne (Le Journal du Dimanche, 29 juillet 2001)
     Le magot de Momm est un roman sur l'amour, l'argent, la famille. Le manque d'intimité. Hélène Lenoir raconte, à travers des portraits de femmes, notre besoin de légèreté. Et décrit ici comment un de ses personnages a tout changé.

     Le Magot de Momm est issu d’une longue période marquée d’abord par une grande difficulté à me défaire de Son nom d'avant, à lâcher ce roman ou à le décoller de moi, puis par une forte incertitude en sentant s'imposer deux thèmes qui me paraissaient difficilement conciliables : l'argent en famille et la relation amoureuse abordée au moment où la durée prend forme et poids, c'est-à-dire où l'excitation s'estompe pour laisser place à un autre genre de tourments ou à l'ennui, selon les sentiments et la situation du personnage. Ce moment où se pose en fait la question de la place de l'autre. La place que l'être aimé prend, occupe malgré lui pour celui qui est très épris, la place qu'on demande ou refuse, celle à laquelle on consent.
     La plus grande difficulté pendant l'écriture du Magot de Momm a d'ailleurs été de trouver ma propre place par rapport aux trois figures féminines centrales qui ont très vite été là : Momm (66 ans), mère de Nann (37 ans), et grand-mère de Lili et des jumelles (16 et 10 ans). Très vite aussi je les ai vues vivant toutes les cinq sans hommes, sous le même toit depuis suffisamment longtemps pour qu'on sente la routine des mécanismes de leur cohabitation qui gardait néanmoins un caractère provisoire, c'est-à-dire que ça n'avait pas toujours été comme ça. J'ai trouvé une explication banale: quand Nann est brusquement devenue veuve cinq ans plus tôt, sa mère l'a aussitôt hébergée chez elle avec ses trois filles, selon un principe de solidarité familiale qui veut qu'on s'entraide dans les coups durs. Ça coûte moins cher, ça facilite la vie, chacun profite de la situation. Nann peut en effet travailler et sortir sans se soucier d'avoir à caser ses filles pendant ses absences, de même sa mère la déleste de toutes les tâches matérielles pénibles : bouffe, linge, ménage, etc., ce qui l'arrange d'autant plus que, au moment où on la découvre, elle est très amoureuse et a besoin de liberté. Pour Momm, le profit est de nature plus subtile. En récupérant sa fille et ses petites-filles à un moment où elle-même entrait dans la phase la plus angoissante parce que solitaire de son parcours (elle est veuve elle aussi depuis peu), l'occasion lui était donnée de retrouver une raison d’être, de remonter d'une certaine façon sur son trône de mère régnant sur deux générations d'enfants désormais et jouissant d'un grand pouvoir parce qu'elle est chez elle e qu'elle paie.
     Dans une première version, j'avais fait de l'argent entre Momm et Nann quelque chose de sordide dont il était impossible de parler. Un tabou très ancien. Lili, démasquée après avoir volé les économies de sa grand-mère, acculait les deux femmes à rompre ce silence et ce moment-là était dramatique. Ce qui me déplaisait dans cette version, c'étaient les comportements quasi schématiques des personnages grossièrement blancs ou noirs. Il me semblait que la dépendance de Nann par rapport à sa mère était beaucoup plus compliquée, comme toutes les relations fortes que l'on a « dans la vie ». J'ai donc passé plusieurs mois à cerner de plus près le personnage de Momm, sa propre dépendance, son amour compliqué, son rapport à l'argent, instrument de pouvoir aussi insidieux que ses bavardages. Et, tandis qu'elle bougeait (fragilisée, elle devenait attachante), Nann changeait aussi et un nouveau venu, l'ouvrier, se précisait, prenait de plus en plus de place dans le récit.
     L'ouverture du roman est restée la même. Il y a ces coups de marteau qu'on entend dehors en fin d'après-midi et ce couple dedans qui fume après l'amour. Il y a juste après Lili qui s'enfuit avec Dan sur un petit scooter en emportant une bonne partie du magot de Momm. Le présent qui s'est imposé pour ces deux scènes me forçait à envisager un temps relativement court pour le déroulement du récit. Initialement, huit ou dix jours. Finalement deux : un week-end, du vendredi six heures au dimanche onze heures du soir à peu près. De plus, cela m’a très tôt contrainte à dater et situer assez précisément l'action cette fois-ci : parler d'argent au présent m'obligeait à choisir une monnaie, le franc et donc la France, peu avant l'arrivée de l'euro.
     L'ouvrier que Momm engagé au noir cette semaine-là pour quelques travaux dehors a pris de plus en plus de place au fur et à mesure que, dans mon approche, les deux femmes et Lili se posaient les unes par rapport aux autres et chacune pour elle-même, à l'insu des autres. Momm croit vraiment que l'expert vient pour mettre de l'ordre dans les finances de Nann et non pour faire l'amour avec elle, elle ignore comme Nann l'existence de Dan, le copain de Lili. Nann, de son côté, n'a aucune idée des tourments que l'alibi grossier de la gestion de ses finances provoque chez sa mère, ni de l'ampleur du ras-le-bol de Lili. Cet aspect-là d'une communication plombée entre des gens qui se côtoient tous les jours dans les papotages m'intéressait aussi.
     L'apparition de l’ouvrier d'à peine 30 ans, immédiatement perçu comme LE mâle, m' a entrouvert des petites portes dans l'intimité de Momm, Nann et Lili, chacune différemment mais fortement troublée par la présence de cet homme qui demeure l'étranger et reste dehors. Il est juste autorisé à la fin à entrer dans la cuisine pour recevoir son argent liquide. J'ai senti peu à peu que ce personnage secondaire en apparence devenait une sorte de pivot dans ma constellation féminine. Il est dehors et les secoue en dedans. La parole avec lui est spontanée, directe. Les langues se délient, tout semble simple, sans conséquence puisqu'il va s'en aller. Extérieur et proche, il finit par savoir de chacune ce que les autres ignorent, et cela me plaisait que quelqu'un d'essentiellement perturbateur au-dedans s'avère le mieux à même de discrètement rétablir l'ordre au-dehors.
     C'est étrange de sentir maintenant avec le recul que, dans mes tâtonnements, doutes, découragements qui ont jalonné l'écriture du Magot de Momm, ce personnage a fonctionné comme une clé pour la structuration du récit, amenant aussi une bouffée d'air plus léger : pour Nann par exemple, cette gaieté qui lui manque tant, et pour le lecteur plusieurs occasions de sourire, j'espère, et peut-être même de rire.

Hélène Lenoir

 

Sur Bourrasque

     Le fait est qu'Hélène Lenoir nous mène par le bout du nez au point de faire de son roman une sorte de machine interactive. Chacun croit s'y reconnaître ; mieux : s'y découvrir. On vit l'histoire des autres, leur vie, comme si c'était à la fois la leur et la nôtre, aussi familière, aussi mystérieuse, aussi limpide, aussi opaque. C'est peut-être l'ultime raffinement du roman psychologique, la pointe extrême de l'analyse, la réussite quasi parfaite du vieux pari mimétique. C'est peut-être autre chose aussi, de plus audacieux, de plus nouveau : l'invention d'un lieu d'écriture où s'abolissent les distinctions entre le singulier et l'universel, entre les personnages et les lecteurs, entre les sentiments et les pensées. Un lieu de malaise et d'instabilité, étrange et comme archi-connu. Un lieu d'où émane une violente et terrible beauté.
     Pierre Lepape, Le Monde

Sur Elle va partir

     Charme, émotion, mais aussi douleur et angoisse : le roman d'Hélène Lenoir rend tangible ce qui n'a pas encore trouvé ses mots, en faisant parler avec une subtile délicatesse ces silences et ces non-dits ultimes. L'art de faire naître une exceptionnelle densité d'atmosphère d'une histoire d'apparence chétive.
     Pierre Lepape, Le Monde

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