
© Louis Monier/Gamma |
Hélène Lenoir est née en 1955.
Elle a fait paraître aux Editions de Minuit :
La brisure
1994, 128 p., 10,52 €
Bourrasque
1995, 160 p., 12,96 €
Elle va partir
1996, 176 p. 12,96 €
Son nom d'avant
1998, 224 p., 12,96 €
Le magot de
Momm
2001, 192 p., 11,89 €
Le répit
2003, 128 p., 9,50 €
L'entracte
2005. 128 p., 12 €
Coll. de poche « Double »
Son nom d'avant
2001, 224 p., vol. triple, 6,56 €
La brisure
2003, vol. double, 5,30 € |
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Présentation
Depuis la mort de son mari, Nann vit avec
ses filles (Lili, seize ans, et les jumelles, dix ans) chez sa mère, Momm.
Dans cette maison, les hommes ne font que passer et, en passant, secouent : l'ouvrier
qui travaille au noir, ou l'expert officiellement chargé de mettre de l'ordre dans ce que
Nann appelle ses finances. Quant à Lili, elle emporte le magot de Momm pour s'enfuir avec
Dan sur un petit scooter, et elle voudrait que ce soit pour toujours.
Presse
Maison de femmes
Hélène Lenoir invente des personnages qui parlent sans se parler.
Leurs voix ne se constituent pas en monologue de soi à soi, encore moins de
soi à l’autre. Le seul commerce qui a lieu est celui de la plainte et de la
haine. Le discours vide de Momm, comme son magot, n’est l’objet d’aucune
transaction, d’aucun échange. La psychologie, parfaitement décrite et
analysée, est elle-même engluée dans cette non-parole. Non-parole dont
Hélène Lenoir a construit un livre remarquable et magnifique.
Patrick Kéchichian, Le Monde, 19 octobre 2001
Maison close
Hélène Lenoir observe trois générations de femmes réunies
sous le même toit, avec une finesse psychologique rare.
Comme tous ses livres précédents, le cinquième roman
d'Hélène est celui de la séparation des sexes, de la vie de famille, des
liens qui ligotent et des différences qui éloignent. Le Magot de
Momm réunit trois générations de femmes sous un même toit, moins par
soumission à des structures familiales traditionnelles que sous l'effet des
circonstances.
Toutes deux veuves, la mère (Momm) et la fille (Nann) élèvent ensemble
les trois filles de la seconde (Lili, 16 ans, et les jumelles, Wanda et
Violette, 10 ans).
L'écriture fortement cinématographique d'Hélène Lenoir - son génie des
dialogues et les déplacements de son regard - fait constamment émerger un
léger tremblement des choses, du cendrier des amants, d'un pinceau, des
odeurs d'essence ou de lit.
Dans cette microsociété déséquilibrée, où les hommes ne font que
passer, le drame - la fugue de Lili qui emporte avec elle tout l'argent
économisé avec soin par sa grand-mère - surgit d'une circulation mal
maîtrisée de l'argent, d'un mauvais usage des échanges, qu'ils soient
matériels ou affectifs, d'un déplacement constant de la valeur. L'extrême
finesse psychologique d'Hélène Lenoir, l'acuité de son regard, permettent de
dégager le trouble issu d'une impossible réunion entre le féminin et le
masculin, le rêve d'une langue commune butant sur une aporie, même dans
l'amour. Ainsi, c'est l'exclusion des hommes, presque toujours maintenus
hors de la maison, qui empêche toute restauration d'équilibre. A la toute
fin, lorsque Mario, l'ouvrier qui travaillait jusque-là à l'extérieur,
pénètre à l'intérieur, un semblant de résolution paraît possible. Hors de
toute morale attendue, au rythme d'une phrase très belle, ce roman travaille
sur les conventions pour mieux exhiber les archaïsmes qui les fondent, le
secret qui se cache derrière les changements d'état. Non sans violence,
Hélène Lenoir exprime la fragilité inhérente à tous les liens et c'est
ainsi, en mettant au jour ce qui était auparavant enfoui, que la littérature
trouve un sens.
Tiphaine Samoyault, Les Inrockuptibles, 11
septembre 2001
Une prison de famille
La famille : l'hydre hérissée de têtes. Ses plis,
replis. Son histoire criblée de trous, de silences, de failles, de
rancoeurs, de rivalités. Il y a dans ce roman d'Hélène Lenoir quelque chose
entre Mauriac et Duras ! L'héroïne, Nann, est une Thérèse Desqueyroux
pétrifiée, rongée par le désert de la vie, une attente inassouvie qui
rappelle ses sœurs durasiennes…
Règne sur cette tribu tracassée : Momm, la mère. Nann, Momm, drôles de
prénoms embryonnaires, aux nasales jumelées, redondantes. Mâchonnement
infantiles. Ca manque d'angles, de coupures, d'air. Nann engluée dans Momm.
Mômeries mortelles. Donc, la mère, une vraie de vraie. Très redoutable.
Eprise d'ordre, de calcul. La loi et Dieu ! Bien sûr, elle prétend s'être
sacrifiée pour ses enfants. C'est sa version de l'amour : leur infliger une
dette. Momm contrôle, règle, surveille… Elle tremble aussi, étouffe, une
pauvre vieille amère, en sueur, étranglée par l'hystérie, jalouse et cupide
! Elle a accumulé un magot derrière des cadres de tableaux ou de photos
comme je ne sais plus quel héros de Gogol. Car il y a du réalisme chez
Hélène Lenoir, avec son prénom noble, ailé et son nom qui se clot en poinçon
noir.
Ses héroïnes ont des ailes, mais tranchées, collées dans du sang noir.
Et ses héros sont morts ou inadéquats ! Des hommes réglés, maniaques,
médiocres, sauf Mario, un manœuvre mythologique, sensible et musclé, qui
fait craquer trois générations d'amoureuses manquées !
Hélène Lenoir capte des nuées de sensations. Traits, flèches. Dans son
enfer, tout le monde regarde, scrute, épie. Mais il y a regard et regard,
certains clouent, tordent et tuent. D'autres se régalent d'air, de lumière,
de peau noire. Lili, la fugueuse, a développé le sens supplémentaire des
odeurs qui saoulent, quant à ses sœurs, les jumelles Violette et Wanda,
elles sont postées partout, intuitives, sournoises, quasi romancières !
Transcendantes et diaboliques.
Tous les objets sont là chez Lenoir. Campés. Décor calé. La clôture du
jardin, la chambre de la mère, la fenêtre d'où elle guette. Réalisme, oui,
mais suffocant pour des sujets vissés. Leurs tentatives d'envol avortent
illico. Comme dans un vrai drame de famille, une crise fait bouillonner la
boue, la braise et baratte les plaies béantes. Un vol. L'argent de la
vieille dans une lumière d'août.
Patrick Grainville, Le Figaro, 20 septembre 2001
Lenoir aux deux magots
Deux veuves, une fugueuse et des jumelles. La circulation du
désir et de l'argent dans la vie de famille.
Il suffit d'ouvrir un dictionnaire pour vérifier qu'il
y a bien deux magots. Le premier est un singe à queue rudimentaire, un genre
de macaque, on désignait ainsi jadis un homme très laid (le mot viendrait de
Magog, c'est tout dire), le second, plus récent, est une somme d'argent,
coquette, amassée, et le plus souvent mise en un lieu que l'on croit sûr. A
lire Le Magot de Momm, le magot le plus évident est du deuxième type,
celui de Momm, la grand-mère, qu'elle avait divisé, caché sous le marbre
brisé de la commode de sa chambre, entre la photo et le cadre de ses
sous-verre, ailleurs aussi, nous ne savons pas où puisqu'on ne lui a pas
tout pris : dès les premières pages sa petite fille Lili s'enfuit à
califourchon sur un scooter poussif, les cheveux roux au vent, la poitrine
reposée contre les omoplates de Dan, son copain, ils filent vers la mer avec
les six ou sept mille francs de Momm qui gonfle le sac à dos. Ce magot de
Momm est l'intrigue première du livre, son apparence d'intrigue, dont on
finit d'ailleurs par se désintéresser un peu, dont on finira par ignorer la
fin sans s'en plaindre puisqu'on aura trouvé mieux à se mettre sous la dent,
l'autre magot, un magot du premier type, un macaque épatant et renfrogné,
Mario, ce magot du premier type, en l'occurrence est le deuxième type
puisque le premier s'appelle Vincent.
Mario n'est pas un magot au sens simiesque, bien sûr, il n'est que
l'ouvrier qui répare la clôture, sympathique et taiseux, mais c'est ainsi
que le voit Momm, elle n'en voit que la sueur, les muscles, les poils drus
sous les aisselles, le crâne rasé, le T-shirt échancré, la moto, sa tête à
piquer les économies des petites vieilles, et surtout cette incongruité,
qu'elle lui reproche sans se l'avouer, de représenter dans ses parages une
virilité que deux veuvages, le sien et celui de sa fille Nann, avaient
réussi à éloigner. Le premier type, Vincent, avec ses costumes trois pièces,
son étiquette d'expert financier et ses salutations à l'allemande, ce n'est
pas parce qu'il vient baiser sa fille de cinq à sept que c'est un homme,
non, il suffit de se faire croire qu'il dispense ses conseils en placement
dans une chambre fermée à double tour, l'argent, ça se cache. Reprenons :
une maison, un jardin, des voisins, six femmes, six femmes seules : Momm la
grand-mère (66 ans) est veuve de Rémi depuis peu d'années, Nann sa fille (37
ans), fraîche veuve de Michel un mari flambeur qui quitta la vie et la route
à bord d'une voiture trop chère, et les trois filles, Lili (17 ans) la
fougueuse à la mer et au magot, et les jumelles Wanda et Violette (10 ans et
demi) que rien dans le livre ne distingue. Elles sont rousses et pas un
homme. Momm a recueilli sa fille et ses petites filles dans la maison, elle
y impose un pouvoir d'argent, d'autorité et de compassion. Ce qui se raconte
dans le livre ne couvre qu'un week-end de leur temps, mais toute leur vie
d'amont, à la mesure de l'âge de chacune, pèse des tonnes, emplit les pages
de manque et de non-dit.
Chaque chapitre vient chercher le lecteur à la troisième personne, à un
endroit où le précédent ne l'avait pas nécessairement laissé, juste le temps
qu'il s'habitue à la scène qui vient, qu'il se laisse prendre par une
parole, puis cette personne tierce laisse la place à un "je" féminin,
différent chaque fois, évident à chaque fois, sans jamais nous perdre en
route pour nous faire pénétrer dans les pensées non-dites de chacune, les
rancoeurs, les mesquineries, les chaleurs. Ce mode narratif fragile épate
par sa maîtrise sans faire d'ombre à la chair de la langue d'Hélène Lenoir,
précise, sans emphase, ni détour, sans lâches points-virgules (il reste des
économies de suspensions et d'exclamations à faire), mais de virgules
jonchées où le lecteur sait poser le pas de sa marche et respirer à chaque
point. Cette écriture va l'amble, elle invite à la suivre comme une danse
douce, elle ne dit que des détails, des évidences de vie de famille, des
choses vues, des choses vraies, des choses drôles parfois, qui mot à mot,
brique à brique, construisent une humanité de sueur, de larmes et de désir.
Jean-Baptiste Harang, Libération, 20 septembre 2001
Lectures d'été, rendez-vous d'automne (Le
Journal du Dimanche, 29 juillet 2001)
Le magot de Momm est un roman sur l'amour, l'argent, la
famille. Le manque d'intimité. Hélène Lenoir raconte, à travers des portraits de
femmes, notre besoin de légèreté. Et décrit ici comment un de ses personnages a tout
changé.
Le Magot de Momm est issu dune
longue période marquée dabord par une grande difficulté à me défaire de Son
nom d'avant, à lâcher ce roman ou à le décoller de moi, puis par une forte
incertitude en sentant s'imposer deux thèmes qui me paraissaient difficilement
conciliables : l'argent en famille et la relation amoureuse abordée au moment où la
durée prend forme et poids, c'est-à-dire où l'excitation s'estompe pour laisser place
à un autre genre de tourments ou à l'ennui, selon les sentiments et la situation du
personnage. Ce moment où se pose en fait la question de la place de l'autre. La place que
l'être aimé prend, occupe malgré lui pour celui qui est très épris, la place qu'on
demande ou refuse, celle à laquelle on consent.
La plus grande difficulté pendant l'écriture du Magot
de Momm a d'ailleurs été de trouver ma propre place par rapport aux trois figures
féminines centrales qui ont très vite été là : Momm (66 ans), mère de Nann (37
ans), et grand-mère de Lili et des jumelles (16 et 10 ans). Très vite aussi je les ai
vues vivant toutes les cinq sans hommes, sous le même toit depuis suffisamment longtemps
pour qu'on sente la routine des mécanismes de leur cohabitation qui gardait néanmoins un
caractère provisoire, c'est-à-dire que ça n'avait pas toujours été comme ça. J'ai
trouvé une explication banale: quand Nann est brusquement devenue veuve cinq ans plus
tôt, sa mère l'a aussitôt hébergée chez elle avec ses trois filles, selon un principe
de solidarité familiale qui veut qu'on s'entraide dans les coups durs. Ça coûte moins
cher, ça facilite la vie, chacun profite de la situation. Nann peut en effet travailler
et sortir sans se soucier d'avoir à caser ses filles pendant ses absences, de même sa
mère la déleste de toutes les tâches matérielles pénibles : bouffe, linge,
ménage, etc., ce qui l'arrange d'autant plus que, au moment où on la découvre, elle est
très amoureuse et a besoin de liberté. Pour Momm, le profit est de nature plus subtile.
En récupérant sa fille et ses petites-filles à un moment où elle-même entrait dans la
phase la plus angoissante parce que solitaire de son parcours (elle est veuve elle aussi
depuis peu), l'occasion lui était donnée de retrouver une raison dêtre, de
remonter d'une certaine façon sur son trône de mère régnant sur deux générations
d'enfants désormais et jouissant d'un grand pouvoir parce qu'elle est chez elle e qu'elle
paie.
Dans une première version, j'avais fait de l'argent entre
Momm et Nann quelque chose de sordide dont il était impossible de parler. Un tabou très
ancien. Lili, démasquée après avoir volé les économies de sa grand-mère, acculait
les deux femmes à rompre ce silence et ce moment-là était dramatique. Ce qui me
déplaisait dans cette version, c'étaient les comportements quasi schématiques des
personnages grossièrement blancs ou noirs. Il me semblait que la dépendance de Nann par
rapport à sa mère était beaucoup plus compliquée, comme toutes les relations fortes
que l'on a « dans la vie ». J'ai donc passé plusieurs mois à cerner de plus
près le personnage de Momm, sa propre dépendance, son amour compliqué, son rapport à
l'argent, instrument de pouvoir aussi insidieux que ses bavardages. Et, tandis qu'elle
bougeait (fragilisée, elle devenait attachante), Nann changeait aussi et un nouveau venu,
l'ouvrier, se précisait, prenait de plus en plus de place dans le récit.
L'ouverture du roman est restée la même. Il y a ces coups
de marteau qu'on entend dehors en fin d'après-midi et ce couple dedans qui fume après
l'amour. Il y a juste après Lili qui s'enfuit avec Dan sur un petit scooter en emportant
une bonne partie du magot de Momm. Le présent qui s'est imposé pour ces deux scènes me
forçait à envisager un temps relativement court pour le déroulement du récit.
Initialement, huit ou dix jours. Finalement deux : un week-end, du vendredi six
heures au dimanche onze heures du soir à peu près. De plus, cela ma très tôt
contrainte à dater et situer assez précisément l'action cette fois-ci : parler
d'argent au présent m'obligeait à choisir une monnaie, le franc et donc la France, peu
avant l'arrivée de l'euro.
L'ouvrier que Momm engagé au noir cette semaine-là pour
quelques travaux dehors a pris de plus en plus de place au fur et à mesure que, dans mon
approche, les deux femmes et Lili se posaient les unes par rapport aux autres et chacune
pour elle-même, à l'insu des autres. Momm croit vraiment que l'expert vient pour mettre
de l'ordre dans les finances de Nann et non pour faire l'amour avec elle, elle ignore
comme Nann l'existence de Dan, le copain de Lili. Nann, de son côté, n'a aucune idée
des tourments que l'alibi grossier de la gestion de ses finances provoque chez sa mère,
ni de l'ampleur du ras-le-bol de Lili. Cet aspect-là d'une communication plombée entre
des gens qui se côtoient tous les jours dans les papotages m'intéressait aussi.
L'apparition de louvrier d'à peine 30 ans,
immédiatement perçu comme LE mâle, m' a entrouvert des petites portes dans l'intimité
de Momm, Nann et Lili, chacune différemment mais fortement troublée par la présence de
cet homme qui demeure l'étranger et reste dehors. Il est juste autorisé à la fin à
entrer dans la cuisine pour recevoir son argent liquide. J'ai senti peu à peu que ce
personnage secondaire en apparence devenait une sorte de pivot dans ma constellation
féminine. Il est dehors et les secoue en dedans. La parole avec lui est spontanée,
directe. Les langues se délient, tout semble simple, sans conséquence puisqu'il va s'en
aller. Extérieur et proche, il finit par savoir de chacune ce que les autres ignorent, et
cela me plaisait que quelqu'un d'essentiellement perturbateur au-dedans s'avère le mieux
à même de discrètement rétablir l'ordre au-dehors.
C'est étrange de sentir maintenant avec le recul que, dans
mes tâtonnements, doutes, découragements qui ont jalonné l'écriture du Magot de
Momm, ce personnage a fonctionné comme une clé pour la structuration du récit,
amenant aussi une bouffée d'air plus léger : pour Nann par exemple, cette gaieté
qui lui manque tant, et pour le lecteur plusieurs occasions de sourire, j'espère, et
peut-être même de rire.
Hélène Lenoir
Sur Bourrasque
Le fait est qu'Hélène Lenoir nous mène
par le bout du nez au point de faire de son roman une sorte de machine interactive. Chacun
croit s'y reconnaître ; mieux : s'y découvrir. On vit l'histoire des autres,
leur vie, comme si c'était à la fois la leur et la nôtre, aussi familière, aussi
mystérieuse, aussi limpide, aussi opaque. C'est peut-être l'ultime raffinement du roman
psychologique, la pointe extrême de l'analyse, la réussite quasi parfaite du vieux pari
mimétique. C'est peut-être autre chose aussi, de plus audacieux, de plus nouveau :
l'invention d'un lieu d'écriture où s'abolissent les distinctions entre le singulier et
l'universel, entre les personnages et les lecteurs, entre les sentiments et les pensées.
Un lieu de malaise et d'instabilité, étrange et comme archi-connu. Un lieu d'où émane
une violente et terrible beauté.
Pierre Lepape, Le Monde
Sur Elle va partir
Charme, émotion, mais aussi douleur et
angoisse : le roman d'Hélène Lenoir rend tangible ce qui n'a pas encore trouvé ses
mots, en faisant parler avec une subtile délicatesse ces silences et ces non-dits
ultimes. L'art de faire naître une exceptionnelle densité d'atmosphère d'une histoire
d'apparence chétive.
Pierre Lepape, Le Monde
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