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Je m'en vais, Jean echenoz, collection "Double"

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Jean Echenoz

Je m’en vais

suivi de Dans l’atelier de l’écrivain, entretien réalisé par Geneviève Winter, Pascaline Griton et Emmanuel Barthélemy
collection en format de poche  « Double »
256 p., vol. triple, 6,70 €, ISBN 2.7073.1771.3

Les premières pages


© Roland Allard

Jean Echenoz est né en 1947 à Orange.

Il a fait paraître aux Editions de Minuit :
Le méridien de Greenwich
1979, 264 p., 14,48 €
Cherokee
1983, Prix Médicis 1983, 248 p., 13,57 €
L’équipée malaise
1987, 256 p., 13,57 €
L’occupation des sols
1988, 24 p., 3,05 €
Lac
1989, 192 p., 11,89 €
Nous trois
1992, 224 p., 12,65 €
Les grandes blondes
1995, 256 p., 13,42 €
Un an
1997, 112 p., 9,91 €
Je m’en vais
1999, Prix Goncourt 1999, 256 p., 14,48 €
Jérôme Lindon
2001, 64 p., 7  €
Au piano
2003. 224 p., 14,50€

Coll. de poche « Double »
L’équipée malaise
1999, vol. triple, 256 p., 6,70 €
Je m’en vais
2001,  vol. triple, 256 p., 6,70 €
Cherokee
2003. Volume triple, 6,70 €

Présentation

     Ce n’est pas tout de quitter sa femme, encore faut-il aller plus loin. Félix Ferrer part donc faire un tour au pôle Nord où l’attend, depuis un demi-siècle, un trésor enfoui dans la banquise.

     Ce roman a obtenu le prix Goncourt en 1999.

Presse

     « Je m'en vais », ce sont les premiers mots prononcés par le héros du roman d'Echenoz, qui vient de décider de quitter sa femme. Ce sont également les derniers mots du livre, émis par ce même héros lorsque, après une année d'errance et d'aventures, le cœur brisé, il revient hanter ce que fut le domicile conjugal. La boucle est bouclée, la révolution est terminée, la parenthèse se ferme, le héros a simplement un peu vieilli. Il a connu des aventures qu'on dirait palpitantes à cause des dérèglements de son muscle cardiaque, il est allé jusqu'au pôle Nord pour récupérer un trésor d'ancien art esquimau, il a été volé et voleur, escroc et escroqué, séducteur et séduit, il a vécu. Il ne lui en reste qu'un vague malaise et un essoufflement.
     De livre en livre, depuis Le Méridien de Greenwich, paru il y a vingt ans, Jean Echenoz s'est fait le cartographe de son temps. De ses séismes, de ses catastrophes, de son imaginaire, de ses objets, de ses rêves et de sa longue glissade hors du réel : dans les images, dans les fantasmes, dans les rêveries de conquête, dans l'éloignement de soi et des autres. Je m'en vais, c'est aussi la formule d'adieu d'un siècle bien incapable de savoir où il va et qui oublie même de se poser la question. Il s'en va, c'est tout.
     D'autres ont fait des drames. Par éthique littéraire, Echenoz a choisi d'en jouer et d'en rire. Plus notre quotidien est immoral, conditionné, soumis à la dictature de la marchandise, du mensonge et de la laideur, plus les discours qui l'accompagnent en rajoutent sur la morale, la liberté, la vérité et la beauté. Echenoz inverse la vapeur, sans proclamation, manifeste ou démonstration, ce qui serait encore du spectacle – et donc de l'illusion.

Pierre Lepape, Le Monde

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© Les Éditions de Minuit
Conception et réalisation : Philippe Menestret