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Toutes les parutions de l'année en cours


Par année

Le 5 juin
Critique n° 805-806 : Le musée, sous réserve d’inventaire
Philosophie n° 122 : Concepts essentiellement contestés

Le 2 mai
Critique° 804 : Ruyer l’inclassable

Le 3 avril
Samuel Beckett, Tous ceux qui tombent
Jean Echenoz, Caprice de la reine
Jean Echenoz, Un an
Marguerite Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs
Critique n° 803 : Vivants minuscules

Le 6 mars
Yves Ravey, La Fille de mon meilleur ami
Yves Ravey, Un notaire peu ordinaire
Georges Didi-Huberman, Sentir le Grisou
Georges Didi-Huberman, Essayer voir
Critique n° 802 : Pierre-Henri Castel
Philosophie n° 121

Le 6 février
Jean-Louis Chrétien, L'Espace intérierur
Pierre Bayard, Il existe d'autres mondes
Pierre Bayard, Enquête sur Hamlet (poche)
Critique n° 800-801 : Où est passée la psychanalyse ?

Le 9 janvier
Éric Chevillard, Le Désordre azerty
Pour Éric Chevillard
Jean-François Hamel, Camarade Mallarmé. Une politique de la lecture

Le 2 janvier
Critique n° 799 : Fauteurs de doute
Philosophie n° 120

 

Romans
Préhistoire

Éric Chevillard
Préhistoire

1994
176 pages
16 €
ISBN : 2707314870

30 exemplaires numérotés sur Vergé des papeteries de Vizille



Version numérique



Puis il inventa l'écriture. Dès lors, impossible de reculer : l'homme entra dans l'Histoire. Mais il serait faux de croire que tout a commencé pour lui ce matin-là. Depuis longtemps, l'homme s'activait sur la Terre. Moins doué pour la vie de tous les jours que les animaux, ses voisins, bisons, chevaux, mammouths, dont la paisible assurance et le sens pratique l'impressionnaient fortement, il en fit les héros de ses fresques rupestres - grandes figures éternelles, déjà vieilles de vingt ou trente mille ans, que l'on ne saurait donc comparer sans sourire à nos récentes peintures sur toile, démodées avant d'être sèches. La grotte de Pales s'ouvre ainsi sur un réseau de galeries richement ornées. On la visite. Le narrateur de cette histoire, quand elle commence, vient justement d'être nommé au poste vacant de guide et gardien du site. Il tarde pourtant à prendre ses fonctions. Quelque chose le retient.

Les premières pages

Feuilleter un extrait

 

La revue de presse

Jean-Patrice Dupin (La Quinzaine littéraire, 1994)

« Le titre pourtant nous avait prévenu : préhistoire désigne bien ce qui vient avant l'histoire, et non seulement le programme a été scrupuleusement respecté, mais encore c'est un nouveau tour de force qu'a réalisé Éric Chevillard avec ce sixième roman. »

Jean-Baptiste Harang (Libération, 1994)

« Et voilà, pour la sixième fois nous ressortons essorés, hilares et décontenancés d'un livre d'Éric Chevillard, son sixième, Préhistoire. Ce jeune homme a-t-il trente ans ? Et tout pour agacer, un sens du non-sens comme une évidence, la dérision pour philosophie, et une intelligence aiguë, contagieuse, de la vacuité du monde. Mais il n'agace pas, il convainc, il convainc chacun de nous de la vanité et de l'improbabilité des choses. Il nous convainc et il nous confond, comme on confond un coupable comme on confond un coupable avec un innocent. »

Monique Pétillon (Le Monde, 1994)


« Ses personnages dont les noms, quand on les connaît – Plock, Crab, Furne – rappellent l'univers de Beckett, sont des rêveurs qui, dans leur folie sauvage et déductive, essayent de modifier la réalité. Et l'écriture, avec ses réticences, ses variations burlesques, ses accélérations et ses ruptures, nous entraîne dans un délire angoissant et jubilatoire, au seuil du récit à jamais différé. »

Jean-Louis Ezine (Le Nouvel Observateur, 1994)


« On jubile de retrouver ici Éric Chevillard au meilleur de son talent, lequel n'a au reste jamais baissé et lui vaudra un jour d'être désigné comme l'héritier le plus fécond, sinon même comme le successeur, de Raymond Queneau. »

Jean-Claude Lebrun (L'Humanité, 1994)

« Éric Chevillard apporte d'entrée de jeu, sur l'esprit du livre, une précision tout à fait essentielle : " La fin de la préhistoire fut précipitée par l'apparition de l'écriture. Plus exactement, on considère que l'apparition de I'écriture marque la fin de la préhistoire, que celle-ci en somme s'achève lorsque le récit commence. ” On voit bien ce qu'il convient d'entendre ici par préhistoire : une succession de phases, dont l'effet d'accumulation provoque, à la suite d'un véritable bond qualitatif, I'entrée dans la plus vaste perspective d'une histoire, elle-même prise dans la double acception dont ne cesse de jouer Éric Chevillard. »

Marguerite Duras : le centenaire

Festival d'Avignon/France Culture
Jean-Philippe Toussaint lit dans la cour du musée Calvet
les 21, 22 et 23 juillet, à 12 h,
des extraits de sa tétralogie (Faire l'amour, Fuir, La Vérité sur Marie et Nue)


Prix Littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle en Ile de France :
Yves Ravey, Un notaire peu ordinaire

Prix Alexandre Vialatte 2014 à Eric Chevillard, Le Désordre azerty

Yann Andréa, M.D.

Gilles Deleuze, Foucault

Jean-Philippe Toussaint, La Mélancolie de Zidane

450e anniversaire de Shakespeare


Le 4 septembre
Laurent Mauvignier, Autour du monde
Julia Deck, Le Triangle d'hiver
Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville
Critique n° 807-808 : Hong-Kong prend le large

Le 11 septembre
Philosophie n° 123

Le 2 octobre
Eric Laurrent, Berceau

Le 9 octobre
Critique n° 809

Le 16 octobre
David Lapoujade, Deleuze, les mouvements aberrants

Le 6 novembre
Critique n° 810

© Les Éditions de Minuit
Site édité avec le concours du Centre national du livre
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