suis sûr que vous men
donnerez un bon prix. (Temps.) Venez à la lumière. Vous déferez les ficelles
plus facilement. Là, près de la fenêtre. (Temps.) Mes mains tremblent. Bien
sûr, jai la fièvre. Mais regardez. Quattendez-vous ? Regardez.
Silence brutal, en même temps que la lumière violente
de la lune sur Rodion. Il est debout dans une attitude comme suspendue. Devant lui, le
corps tombe, lentement, par secousses, et comme en se repliant sur lui-même, puis roule
du fauteuil à terre, jusquà disparaître.
A nouveau, lobscurité, presque complète.
De petits rires sortent de partout. On aperçoit la silhouette de
Rodion, tremblant violemment du haut en bas, qui se redresse pour fuir, lentement,
difficilement, dans lombre, tandis que les rires deviennent de plus en plus forts.
Un rire fait taire brusquement tous les autres :
celui de Marméladov. On le voit assis, buvant, et tenant dans sa main gauche une
bouteille retournée. Il sarrête, pose son verre, et, très fort :
MARMÉLADOV. Une demi-bouteille. Une pauvre demi-bouteille.
A peine de place entre
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