Les parents du jeune Z moururent lorsque celui-ci nétait encore
quun enfant et ce fut une vague tante qui léleva. Les rapports distants,
presque soupçonneux, que, circonspect de nature, il entretenait avec Tante, femme
avisée, grave et peu expansive, par leur étrangeté lame- nèrent très tôt a
réfléchir sur lexistence qui était la sienne, puis, comme son expérience
sélargissait au fil des années, à mille autres choses, quil faisait
cependant toujours, de près ou de loin, revenir a lui-même. Sans doute ne sagit-il
la que de très ordinaire et ne peut-on jamais soublier quoi que lon fasse.
Néanmoins le jeune Z, lorsquil sen rendait compte, éprouvait de
lembar- ras : il se trouvait secrètement pédant et sa plus grande crainte
était que lon sen aperçût, bien que, pour ne pas avoir lair de cacher
ses défauts, il ne se formulât jamais cette pensée. Il était pourtant vital pour lui
de réfléchir a lui-même, de mettre, comme il le disait, les choses en ordre, afin de
sentir les jours reliés entre eux et dexercer par la une subtile, mais certaine,
emprise sur le temps. Semblables termes, le jeune Z fût mort trois fois plutôt que de
les prononcer ; mais ils correspondent
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